"Numéro neuf" - Qui aura la peau de Mickey? (déc 2016-fév 2017)

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"Numéro neuf" - Qui aura la peau de Mickey? (déc 2016-fév 2017)

Messagepar RadioBrunooo » 22 déc. 2016 0:00

Qui pense queue?

Au début de la saison, quand les dirigeants et les coaches veulent bien se livrer sur les objectifs, une
participation à la Leaders Cup figure environ 16 fois sur 18 dans leur exposé empreint de prudence.
C’est-à-dire tout le monde, à part les promus qui n’osent pas parler d’autre chose que du maintien.
Les cadors sont prisonniers de leur statut qui leur impose cette présence. Les pedigrees plus modestes
imaginent qu’un bon début de saison peut les propulser dans les 8 au bout de 17 matchs, en se disant
que ce sera beaucoup plus difficile sur 34. Globalement, tous les clubs rêvent de monter dans le manège
enchanté de Disney pour attraper la queue de Mickey.

Quelques jours avant Noël, il y en a qui déchantent et d’autres qui pensent queue…

Une valeur estimable

Cette compétition est une vraie compétition qui attire largement plus les convoitises que la Coupe de
France. Elle donne souvent lieu à de belles empoignades. Les physiques y sont soumis à rude épreuve.
Le vainqueur ne sort jamais d’un paquet surprise, ce qui donne au trophée une valeur estimable. Quand
on scrute le palmarès, le vainqueur est toujours un des gros bras de la saison. Il faut vraiment chercher
loin pour trouver Vichy, Bourg en Bresse ou Le Havre finaliste de l’épreuve.

Deux cadors

Cette année, deux équipes font figure de cador. Monaco et Chalon, les deux finalistes de la Leaders Cup
2016. Monaco est le tenant. C’est dans l’édition 2016 de cette épreuve que le club a validé son entrée
dans le haut du panier. Chalon est le finaliste perdant. Le goût de la revanche est certainement dans la
bouche de Jean-Denys Choulet. Surtout que sa magnifique saison 2015-2016 a été ternie par un mois de
mai contrariant.
Ces équipes ont le profil pour s’imposer. Leur classement actuel n’est pas dû au hasard. Leur effectif est
plus que respectable avec de la longueur de banc, des shooteurs et de la taille dans la raquette pour
Chalon, de l’athlétique et du talent à tous les postes pour Monaco.

Bien évidemment, les coaches n’en parlent pas ouvertement. Mais entre les lignes...

Image
Coach Mitrovic ne mâche pas ses mots. (http://asmbasket.org/)

Image
Coach Choulet et ses petites confidences. (http://www.fanselanchalon.fr)


La dernière participation de l’Elan à une Leaders Cup remonte à… 2011. L’organisation du tournoi avait
été confiée à Pau. A cette époque pré-Disney, l’organisateur était qualifié d’office. Ce qui avait fait
dire à Jacques Monclar que c’était le seul moyen pour que notre équipe, qui remontait de ProB, puisse
se qualifier. Quelques mois plus tard, les Béarnais avaient gagné leur qualification sur le terrain (7ème
avec 7 victoires et 8 défaites). En quarts, l’Elan avait bel et bien éliminé Cholet, qui terminera leader
du Championnat, puis perdra de peu une finale très indécise contre Nancy. Un Cholet avec un certain
Antywane Robinson. Une vraie perf’ à l’époque.

Un aboutissement souhaitable

Depuis, nous regardons ce tournoi à la télé. Une qualification et une première sortie à la Disney Events
Arena constitueraient un aboutissement souhaitable de plus du Printemps de l’Elan (juin 2015). Une
étape marquante du retour dans la catégorie des bonnes équipes de ProA. Mais attention, n’allez pas
faire dire à un cadre béarnais que c’est dans la poche et qu’il faut faire les réservations.

Et pourtant...

Image
Coach Bartecheky a déjà participé à la Disney Parade avec Le Havre. (http://www.larepubliquedespyrenees.fr)

Les pions avancent après une belle saison l’an dernier, au regard des précédentes. Une participation
aux playoffs et une qualification en coupe d’Europe ont récompensé les efforts des dirigeants et du
staff. Avec une équipe renforcée, l’objectif d’une participation à la course Disney devrait paraître
évident. Avec 9 victoires en 13 matches, c’est bien engagé. Il faut encore se déplacer chez l’ogre
Monaco, recevoir les nouvelles terreurs de Paris. Après la courte trêve, il faudra réceptionner une
équipe « qui joue le maintien » et se rendre à Nancy, la lanterne rouge. Deux victoires de plus, c’est
bon. Une, ça peut passer pour la qualification.

Alors ? Vous aussi, vous pensez queue…?

Image
Didier Gadou ferait bien un tour de Space Mountain. (http://www.larepubliquedespyrenees.fr)

En attendant le prochain épisode, pour ceux qui aiment la poésie :
https://www.youtube.com/watch?v=Lu7UKSMB9zc

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Re: "Numéro neuf" - Qui aura la peau de Mickey? (déc 2016-fév 2017)

Messagepar RadioBrunooo » 30 déc. 2016 19:26

Qui est "IN" qui est "OUT"

Jusqu’à neuf c’est O.K. tu es « IN »
Après quoi tu es K.O. tu es « OUT »


C’est idem pour Le Mans, Paris, l’Asvel, la SIG, Gravelines, Le Portel et Limoges qui vont se disputer les quatre
dernières places. Notre bon Serge avait déjà tout compris à la Leaders Cup, dès les années 60. Jusqu’à neuf
victoires, tu peux rêver. Ensuite, c’est cuit. Il reste deux rencontres pour se glisser dans les huit premiers du
classement.

Le Mans, Paris, l’Asvel, Strasbourg et Gravelines peuvent encore espérer comptablement atteindre les dix
victoires. Mais il n’y en aura que 3 maximum qui y parviendront. Ce qui laisse une place au moins pour une
équipe qualifiée avec 9 victoires. Le Portel et Limoges ont donc un petit espoir.

Des matchs qui vont peser lourd

A priori, l’Asvel a un calendrier très favorable. Pour Le Mans, c’est très jouable aussi. Mais après la courte trêve
hivernale, il peut y avoir des résultats surprenants.Toujours est-il que certains matchs vont peser très lourd.
Paris – Strasbourg, Gravelines – Le Portel et Le Mans – Gravelines.
Le perdant se mettra dans l’ornière.

Par rapport à l’an dernier, une seule équipe est déjà « out », c’est Dijon. Après une mini-crise en fin de saison
2015, tout semblait reparti du bon pied. Jean-Louis Borg le bouillant dans le rôle du direx, Legname en coach,
qui reprend les principes de jeu de son prédécesseur. Une forteresse quasi imprenable à domicile. Mais voilà,
cette année, les derniers 1/4 temps ne sont pas dijonnais. Cinq victoires au compteur seulement.

Dijon n'y pense plus

Défaites à Limoges, au Mans, à Hyères (de 2 points), à Pau après avoir dominé les 3/4 de ces rencontres.
Défaites après prolongations contre Nanterre et l'Asvel.
A la trêve, Dijon se fait peur pour son maintien en ProA et ne pense plus depuis longtemps à la queue du Mickey.

Moitié pure-sang, moitié âne
Dijon carbure pas à la gagne
C’est extrêmement frustrant
Si tu rates ton final, tu tombes au classement.


Image
Coach Legname plongé dans ses pensées.(http://www.bebasket.fr)

Pour notre plus grand plaisir, l’Elan est « IN ». Dix victoires en quinze rencontres, c'est très bon.

Si tu aimes les victoires à domicile
C’est au Palais qu’on empile
Il y a une manie du succès
Pour les petits gars de JK.


Un JK monstrueux contre le Paris Levallois. Il a commencé par remplir son job hors du terrain. JK rassemble sa
troupe pour une causerie. JK encourage le cinq de départ. JK fait des grands gestes du banc pour indiquer le
placement. Puis il est entré. 19 d’évaluation en 19 minutes de présence sur le parquet. Il nous a sorti toute la
panoplie.

La panoplie de JK

La main habile pour la finition sous le panier, la main ferme pour un rebond défensif rassurant, la main
baladeuse (ça aurait plu à Serge) pour provoquer une perte de balle adverse. JK, c’est aussi l’œil de lynx pour
une passe lumineuse qui vous offre un 3 pts dans un fauteuil. C’est encore un torse en rempart pour passer
l’envie à Poirier d’enfoncer la raquette béarnaise. C’est la faute donnée quand il faut et comme il faut. Et il a
parachevé son œuvre par une cacahuète à 3 pts. N’en jetez plus, la cour parisienne est pleine ! A un moment,
je me suis demandé jusqu'où il irait...

Image
Ce que nous avons failli voir...(http://www.bebasket.fr)

Cette année 2016 se termine dans un Palais plein à craquer avec cette qualification pour la Leaders Cup. Une
validation du nouveau cycle de l’Elan version Rey-Gadou-Bartecheky. Tout reste à faire, bien entendu. On en a
vu des plus malins s'écrouler à partir du mois de janvier et rater les playoffs. En attendant, le 19 février, les
couleurs de l'Elan seront représentées à la Disney Events Arena.

Et en attendant le prochain épisode, pour ceux qui aiment la poésie :

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Re: "Numéro neuf" - Qui aura la peau de Mickey? (déc 2016-fév 2017)

Messagepar RadioBrunooo » 17 janv. 2017 22:30

Requiem pour un c…

Ecoute les bandas
Elles jouent pour toi
Il est terrible cet air là
J'espère que tu aimes
C'est assez beau non
C'est le requiem pour un con


Dimanche, sur les coups de 19h15-19h30, un homme a été abattu en direct devant le monde du basket français.
Oui, un parterre confidentiel. Cet événement est passé complètement inaperçu pour le reste de la planète. Il
aurait fallu commettre ce forfait juste avant la finale du 100 mètres aux JO. C'était à la mi-temps du 100ème
Clasico (désolé, je n'ai pas la touche avec l'accent aigu sur le a).

Le direct du direx

Mais revenons à cette exécution. Quelques minutes avant, la victime se marrait, elle se foutait de la gueule de
la réussite paloise. Elle essayait surtout de minimiser cette réussite. Insidieusement, elle tentait de balayer le
mérite d’une bande de sportifs qui avaient donné la leçon aux siens. Ce qui lui a peut-être coûté la rafale
quelques secondes plus tard.

Image

Un direct envoyé par un direx en direct.

- Didier, dernière question. Toi, tu vois l’Elan s’imposer pour revenir à 49-50 dans les Classicos ?
- Ouais ! Y a pas que ça… Y a la victoire importante ce soir pour le classement. Après, bien sûr, sur la totalité,
ils sont devant. Non, ce qui me fait rire
(se reprend) me fait peur, c’est plus le projet 3.0. Ce soir, quand ils
vont l’enclencher, ça va faire mal !


Image

La cible ne retrouvera pas le sourire de la soirée, et pour cause, il venait d’être froidement liquidé devant une
caméra de SFR Sports Canal Facebook. On n’arrête pas le progrès… Un dernier plan le montrait aux côtés d’une
volontaire de la Croix Rouge. A l'agonie.

L'anti-alchimiste

Le pauvre bougre ne verra donc pas la Disney Arena en février. C’est un peu l’histoire d’un mec qui a changé de
l’or en plomb. Un anti-alchimiste.
Il y a une douzaine de mois, les joueurs du CSP Limoges roulaient dans un car estampillé Euroleague. Le nom de
leur club côtoyait ceux de l’Olympiakos, du Laboral Kutxa Vitoria ou encore de l’Anadolu Efes sur le très large
pare-brise du véhicule. Deux titres consécutifs de Champion de France en poche. Un coach expérimenté, un
budget conséquent, quelques très bons joueurs français sous contrat, des fans prêts à vibrer. Il n’y avait plus qu’à…

La chute est vertigineuse, de l'objectif de Top 16 au ventre mou de la ProA. Une embrouille entre le coach et le
joueur vedette censé vous faire sauter les défenses. Une situation qui perdure au détriment des résultats sportifs
et du climat dans l’équipe. Quand les têtes sont coupées, le mal est fait.

Le recrutement d’un coach serbe n’apporte pas le redressement espéré. Pas de Leaders Cup, pas de playoffs. Le
régime sec. Mais c’est un nouveau projet qui est promis, avec des jeunes talentueux qui seront formés par un
Professeur de basket. Et oui, vous n’aviez rien compris. Le coach serbe, ce n’était pas pour sauver la saison en
cours, mais pour l’avenir du club. Tout le monde salive, enfin presque. Certains commencent à avoir des doutes.
Le recrutement pour la rentrée 2016 est juste ahurissant. Mais bon, sait-on jamais. 16 matchs plus tard, le CSP a
plus perdu que gagné et se retrouve à égalité avec Le Portel, Châlons-Reims et Hyères-Toulon. Oouch !

Les frasques du scélérat

Il ne s’agit pas de fanfaronner. C’était la place de l’Elan il n’y a pas si longtemps. Mais quand on suit les frasques
du scélérat, les conférences de presse, la lettre ouverte à lui-même, le talk, les tweets, le projet 3.0 et je dois
en oublier car je ne suis pas supporteur de Limoges… Tu te dis qu’il vaut mieux parfois travailler un poil plus
discrètement, dans l’ombre, pour recruter des bons joueurs et le bon coach qui ira avec. Ou le contraire, si vous
préférez. Lui, il préfère promettre du caviar et aller faire ses courses en douce à Leader Price.

Image Image

Il faut tout de même rassurer le petit monde de la balle orange. S'il n'y aura pas le CSP Limoges à la Leaders Cup,
nous nous consolerons avec nos favoris, la Roca Team de Mitrovic, l'armada de Chalon et les gâchettes de Nanterre.
Quatre équipes ont leur destin entre leurs mains : Le Mans, Gravelines, Paris, l'Asvel. Et Strasbourg peut espérer
des résultats favorables. Cette 17ème journée de ProA sera palpitante.

Toujours en attendant le prochain épisode, pour ceux qui aiment la poésie, spécialement composée pour lui :


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